Ce jeudi 27 octobre 2011, sur le site du Bois du Cazier à Marcinelle (Charleroi), se tiendra la quatrième  rencontre des métiers du paysage. Le titre retenu pour cette nouvelle édition est : « De l’Arbre à la Vivace, d’autres solutions pour nos Villes ».

Les métiers du paysage sont confrontés à un monde qui évolue. En à peine 10 ans, Internet a ouvert l’accès à l’information pour tous ; ce qui a conforté trop de monde dans un sentiment de maîtrise des sujets. Par ailleurs, nous pouvons constater que le savoir-faire de terrain baisse en raison d’un contexte socio-économique difficile et  d’une recherche de rentabilité. Ces deux facteurs  deviennent deux impondérables qui se marquent par une baisse de la qualification, une augmentation de la mécanisation et de nombreuses erreurs sur le terrain.

 Aujourd’hui, certaines associations environnementales proposent l’utilisation de la gestion différenciée pour favoriser la nature et remédier à certains problèmes de gestion. Cette solution est partielle car laisser des zones non fauchées  sur des accotements à la campagne donne l’effet d’un style rustique. Par contre, en centre ville, la population percevra cette technique comme une non gestion et l’on verra rapidement les déchets s’amasser.

D’autres associations favorisent l’utilisation de plantes indigènes au détriment des variétés horticoles. N’oublions pas que ces variétés horticoles sont une partie intégrante de notre patrimoine génétique vivant qu’il faut également préserver. L’interdiction est trop exclusive, il faudrait peut-être envisager un nouveau classement en maitrisable ou non maitrisable, car actuellement la majorité des plantes de cette liste ne sont envahissantes que dans certains cas bien précis.

L’objectif de cette nouvelle rencontre est d’apporter d’autres solutions pour la gestion de nos espaces verts urbains et de prouver l’intérêt des variétés horticoles. Ces nouvelles solutions passent souvent par une réflexion et une conception différente de l’espace vert urbain.

Les métiers qui touchent le paysage doivent s’impliquer dans une réflexion proactive, car la conception de projets doit être pensée depuis la base avec l’urbaniste, l’architecte, l’ingénieur de voirie, l’architecte paysagiste et le technicien de terrain afin d’éviter des erreurs qui ne seraient visibles qu’à long terme et que nous rencontrons actuellement dans nos villes.

Repenser nos espaces verts existants pour demain est un signal fort dirigé vers la population dans le cadre d’une volonté de restauration urbaine mais également une source d’économie financière à court, moyen et long termes !

A bientôt pour cette 4ème journée d’étude à Charleroi.

Bernard Blareau

Renseignements : + 32 496 630 632 ou bernard.blareau@charleroi.be